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Cette visite me fait clamer haut et fort qu'il faut suivre SON RÊVE - on peut être moqué et ensuite devenir un modèle, la preuve : MOSAÏQUE PICASSIETTE !!!


La Maison Picassiette est l’œuvre de Raymond Isidore, né à Chartres le 8 septembre 1900. Issu d’un milieu défavorisé, Raymond Isidore s’installe dans une petite maison qu’il construit, dans le quartier de Saint-Chéron. Quelques années après cette installation, lors d’une promenade, il ramasse des morceaux de verre et de porcelaine dont il fait une mosaïque pour décorer l’intérieur de sa demeure.
Petit à petit, il recouvre les murs intérieurs et extérieurs ainsi que les meubles, de mosaïques de tessons ou de peintures. Bientôt, pas un seul mur n’est vierge de mosaïques.
Sa maison fait le succès de l’artiste, et les curieux commencent à se presser pour voir son œuvre. Il devient alors le pique-assiette, le « Picassiette ». En 1956, il agrandit sa maison et continue seul à orner les nouvelles surfaces ainsi créées, jusqu’à sa mort le 6 septembre 1964. La Maison Picassiette, exemple d’art brut conçu sans ambition de durée, hors de toute « école » artistique, sera classée Monument Historique en 1984.
Les fresques réalisées par Raymond Isidore à l'intérieur de sa maison représentent des vues du Mont Saint-Michel, de Chartres et de ses alentours. Il les a agrémentées de pâquerettes faites de bouts d'assiettes cassées qu'il se procurait dans les décharges publiques.

LA MAISON PICASSIETTE, une belle surprise !
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Peu à peu, tout l'intérieur des trois pièces d'habitation, murs et plafonds, s'est retrouvé recouvert de fresques rehaussées de mosaïques. Le mobilier, devant quand même être déplacé à l'occasion, a été peinturluré, mais façon mosaïque. Le sol a été recouvert de mosaïques faites de débris de marbrerie.
C'est lorsque Picassiette n'a plus pu ajouter quoi que ce soit à l'intérieur de la maison qu'il s'est attaqué à l'extérieur et que la fresque a été complètement abandonnée au profit de la mosaïque, résistante aux intempéries.
Après les murs de la maison, ce sont les allées et les murs d'enceinte du jardin qui furent l'objet de cet inlassable travail de décoration.

LA MAISON PICASSIETTE, une belle surprise !
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Selon sa veuve et ses deux beaux-fils, ses rêves nocturnes furent la source de son inspiration. L'interprétation, dans une perspective jungienne, de cette longue série de rêves, révèle un mythe christique de mort et de résurrection.


24 décembre 1929 : Raymond Isidore, balayeur au cimetière de Chartres, achète une parcelle de terre en friche rue des Rouliers (actuellement rue du Repos) et entreprend aussitôt, et seul, la construction d'une maisonnette sans étage, sans eau courante ni commodités.
15 août 1930 : Il y emménage avec sa femme et les deux fils de celle-ci. Sa vie se confond désormais avec la décoration de la maison et du jardin attenant.
1938: Début de l'aménagement de la maison. Ses matériaux de prédilection sont les débris de vaisselle récupérés dans les décharges des alentours, d'où le sobriquet donné par le voisinage de « Picassiette », c'est-à-dire « Picasso de l'assiette ».
1964 : Mort de Raymond Isidore.
1981 : La ville de Chartres acquiert la maison.
1983 : La maison Picassiette est classée monument historique.
1989 : L'association les 3R crée une Régie de quartier,une structure d'insertion par l'économique pour soutenir la réhabilitation des Hauts de Chartres. Elle emprunte largement au balayeur sa philosophie d'exclu objectif, pour impliquer les habitants dans la reconstruction de cette ancienne cité de transit située derrière le cimetière municipal.
1996 : À Chartres, Les Rencontres Internationales de Mosaïque3 organisées tous les deux ans par la Régie des 3R (Rénover, Restaurer, Réhabiliter), remettent un prix qui porte son nom: le prix Picassiette. La structure a réalisé de nombreuses mosaïques sur le quartier des Hauts de Chartres. Un jalonnement de Mégalithes partiellement recouverts de mosaïques permet d'y accéder4.
2003: La ville confie à la Régie des 3R la gestion de la chapelle St Eman, espace dévolu à la mosaïque contemporaine. La Régie des 3R installe au sol un jalonnement de petites mosaïques qui relie la chapelle à la Maison Picassiette en traversant le cimetière municipal où est enterré Picassiette.
2014: L'association les 3R, fête le 25e anniversaire de la création de la Régie de quartier, la dixième édition du Prix Picassiette, le 50e anniversaire de la disparition de Raymond Isidore à la chapelle du lycée Fulbert, à la chapelle Saint-Eman, sur les boulevards de la ville..

LA MAISON PICASSIETTE, une belle surprise !
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